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Le président déchu de Madagascar annonce à nouveau son retour imminent

هیت تحریریه :هیت تحریریه
تاریخ:1390/03/25-20:53

L'ex-président Marc Ravalomanana a de nouveau promis mercredi 15 juin de rentrer à Madagascar malgré l'opposition de l'armée et de la police. Si le président déchu a multiplié les annonces de retour depuis le début de son exil, il peut désormais compter sur le soutien des dirigeants du sud de l'Afrique.

"Je rentre, purement et simplement, pour faire la paix, par choix de la démocratie contre la tyrannie et pour aider au début d'un dialogue entre Malgaches, pour assurer que personne ne puisse plus jamais s'emparer du pouvoir à Madagascar de manière unilatérale et violente", a-t-il dit dans un communiqué publié en Afrique du Sud, où il vit en exil depuis son renversement en mars 2009.

Mais à Antananarivo, devant la caserne du commandement de la gendarmerie, trois porte-parole de l'armée, de la police et de la gendarmerie lui ont fermement répondu :  "Les forces de l'ordres malgaches […] s'opposent fermement au retour dans l'immédiat de l'ancien président Marc Ravalomanana pour préserver l'ordre et la sécurité publique. Elles expriment leur détermination à prendre toutes les dispositions nécessaires dans la mise en œuvre de la présente déclaration."

LES DIRIGEANTS DE L'AFRIQUE AUSTRALE SOUTIENNENT SON RETOUR

Cette prise de position fait directement écho aux conclusions du sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) du 12 juin en Afrique du Sud. Les dirigeants d'Afrique australe ont approuvé dimanche la feuille de route, qui a demandé au régime en place à Madagascar de permettre le retour des réfugiés politiques, "y compris M. Marc Ravalomanana". Ce document, présenté par une équipe de médiation de la SADC, prévoit que l'actuel homme fort de l'île, Andry Rajoelina, reste au pouvoir jusqu'à l'organisation d'élections générales, et l'autorise à être candidat à la présidentielle.

Mais alors qu'une première version interdisait de facto à son principal rival, M. Ravalomanana, de rentrer dans son pays dans le climat actuel, les leaders de la SADC préconisent désormais ce retour.

De son côté, M. Rajoelina, s'adressant mardi 14 juin à la presse, a feint d'ignorer la recommandation de la SADC, affirmant que M. Ravalomanana serait autorisé à regagner le pays quand les conditions sécuritaires le permettraient. "S'il revient au pays, des affaires en justice l'attendent", a-t-il déclaré.

L'ex-président a été condamné par contumace en août 2010 aux travaux forcés à perpétuité, pour son rôle dans la tuerie du 7 février 2009. La garde présidentielle avait alors tiré sans sommation sur une foule qui se dirigeait vers le palais abritant les bureaux du président Ravalomanana, dans le centre de la capitale, faisant 36 morts et plus d'une centaine de blessés.